La campagne pour la présidentielle prévue le 7 octobre, s’est ouverte samedi au Cameroun. Neuf candidats sont en lice y compris Paul Biya, au pouvoir depuis 36 ans. Plusieurs meetings se sont déroulés samedi à travers le pays.

Selon BBC, à Bamenda dans le nord-ouest anglophone, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji a tenu un meeting sous haute sécurité, en présence du Premier ministre, Philémon Yang, désigné chef de campagne du candidat Biya dans le Nord-Ouest.

L’opposant originaire de la zone anglophone, Joshua Osih, du Social democratic front (SDF), principal parti d’opposition, a entamé sa tournée dans le pays avec une caravane motorisée qui a quitté la capitale économique, Douala, en direction de Nkongsamba, à environ 150 km plus au nord.

L’autre candidat originaire de le zone anglophone, Akeré Muna a préferé lancer sa campagne au palais de congrès de Yaoundé, en présence de ses soutiens politiques.

Malgré une interdiction, Maurice Kamto, du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a tenu un meeting à Douala sous haute surveillance policiaire devant plusieurs centaines de personnes.

Dimanche, le plus jeune candidat, Cabral Libii, 38 ans, du parti d’opposition Univers, devrait présider un meeting à Douala. Cette élection est marquée par une forte présence politique sur les réseaux sociaux alors que les médias publics sont accusés par l’opposition d’être pro-Biya.

La campagne se tient dans un contexte sécuritaire tendu, notamment dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en proie à une crise depuis deux ans. Les séparatistes anglophones armés ont promis que le scrutin n’aurait pas lieu. Yaoundé a assuré qu’il s’y déroulerait.

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