Créé par la puissante famille copte des Sawiris dans une petite cité balnéaire égyptienne, le festival du film d’El Gouna pose des jalons pour exister sur le long terme. 

Selon Jeune Afrique, l’événement a été créé par Naguib Sawiris, la sixième fortune d’Afrique selon le dernier classement du magazine Forbes. Il ne serait pas né sans les investissements massifs, et à ce jour toujours confidentiels, du milliardaire.

Mais la question qui se pose déjà, à l’heure où des festivals internationaux prestigieux comme celui de Dubaï annulent des éditions, est plutôt celle de la survie à long terme de la manifestation. Ce qui suppose de trouver de nouveaux partenaires, un public, et de se créer une légitimité durable dans l’industrie du cinéma.

Le festival a en fait déjà avancé sur toutes ces questions. « Le business model a changé, car nous savions qu’il n’était pas pérenne », note le directeur du festival Intishal Al Timimi en ouvrant fièrement le programme à la page des sponsors, bien remplie.

« Lors de la première édition, 85 % du financement de l’événement émanait de la famille Sawiris. Cette année, elle n’en assure plus que 60 %. C’est un énorme changement ! De plus nous recevons le soutien d’institutions publiques. Le gouvernement, notamment, qui donne peu d’argent mais qui garantit un appui logistique important. »

Le public aussi commence à affluer. « Nous avions vendu 8 000 places lors de la dernière édition… nous sommes déjà à plus de 10 000 aujourd’hui », sourit Intishal Al Timimi à quatre jours de la fin de la manifestation.

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