La police française a démantelé un vaste réseau soupçonné d’avoir collecté et blanchi des dizaines de millions d’euros générés par la prostitution nigériane en France.

 

Grâce à deux vagues d’interpellations en juin et en octobre, la police française vient de mettre à bas un réseau de collecte et de blanchiment suspecté d’avoir brassé depuis 2015 entre 30 et 50 millions d’euros.

 

Les bénéficiaires de ce trafic généré par la prostitution nigériane étaient Black Axe et Supreme Eiye Confraternity (SEC), deux groupes criminels nigérians. Au fil d’une enquête au long cours de 15 mois, 30 Nigérians ont été arrêtés.

 

Tout est parti d’une enquête sur un réseau de prostitution dans le sud-est de la France. Les policiers sont arrivés à identifier un homme qui collectait l’argent liquide et le ramenait à Paris.

 

Grâce à la surveillance, ils ont réussi à identifier les différents collecteurs des prostituées nigérianes à travers tout l’Hexagone. L’enquête a mené les fonctionnaires de la police judiciaire dans toutes les grandes villes de France, que ce soit Lille, Colmar, Strasbourg, Lyon, Nice, Marseille, Bordeaux, Nantes et Paris.

 

Un salon de coiffure et une épicerie du XVIIIe arrondissement de la capitale servaient de lieux de collecte centralisés avant que l’argent ne soit remis à des transporteurs qui dissimulaient l’argent dans des valises à double fond et quittaient la France en bus ou en avion.

 

Pour brouiller les pistes, ils pouvaient passer par d’autres capitales européennes avant leur destination finale, à savoir le Nigeria. Deux opérations de police permettront de mettre la main sur 200 000 euros en mars puis 250 000 euros en juin.

 

Selon les autorités françaises, la prostitution nigériane a énormément augmenté. En 2018, les Nigérianes représentaient la première communauté étrangère par le nombre de victimes dans les enquêtes de prostitution, devant les jeunes femmes roumaines et chinoises.

 

Avec agences

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