À quelques jours des élections locales, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), l’un des trois grands partis du pays, accuse le pouvoir de comploter pour “le faire disparaître”.

Au cours d’une réunion du bureau politique, son président Henri Konan Bédié a dénoncé le “harcèlement judiciaire” “orchestré” par “le régime” pour tenter de bloquer le fonctionnement du PDCI, depuis qu’il a décidé de se retirer de l’alliance avec le parti du président Alassane Ouattara.

“Depuis un moment, le PDCIRDA fait l’objet de complots visant à le déstabiliser et à le faire disparaître”, a-t-il déclaré.

Depuis le divorce entre les deux formations en août dernier au terme de tensions croissantes, décisions des deux derniers bureaux politiques du PDCI ont été contestées en justice, a relevé M. Bédié, expliquant que ces actions étaient menées par des militants du PDCI instrumentalisés et “aux ordres” du pouvoir.

Les élections municipales et régionales de samedi prochain seront un test pour les trois principales formations ivoiriennes. Le PDCI, Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, le RHDPdu président Ouattara, et le Front populaire ivoirien (FPI), parti de l’ex-président Laurent Gbagbo), avant la présidentielle de 2020.

Le numéro deux du PDCI, Maurice Kakou Guikahué, a dénoncé des “menaces”, des “violences” et des “attaques contre nos candidats et nos militants” pendant la campagne électorale, évoquant des incidents à Guiglo (ouest) et à Port-Bouët (une commune d’Abidjan).

M. Bédié, ancien président ivoirien (1993-1999), a annoncé la convocation d’un “congrès extraordinaire” “pour la stabilité et la clarification au sein du PDCIRDA”, dont la date a été fixée le 15 octobre, soit au surlendemain des élections.

Fondé par le père de l’indépendance et premier président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, le PDCI, longtemps parti unique, a été au pouvoir de 1960 à 1999.

AFP

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