L‘économie zimbabwéenne de nouveau sous le joug d’une crise monétaire. À court de liquidités, le pays enregistre une série de fermetures d’entreprises, laissant craindre d’une aggravation de la crise économique.

Les panneaux de fermeture habitent désormais le décor des grandes villes du Zimbabwe. Depuis le début de la semaine, plusieurs petites compagnies ont fermé boutique. Les plus touchées par cette vague de fermeture sont les chaînes de restauration rapide dont l’enseigne américaine KFC.

Dans une circulaire distribuée à Harare et à Bulawayo – la deuxième ville du pays – KFC annonce que ses succursales dans ces deux villes resteront fermées “dans ces moments difficiles” jusqu‘à nouvel ordre.

“Cela est dû au fait que nous ne sommes pas en mesure de nous approvisionner en stocks car nos clients ont besoin de dollars américains. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour reprendre les échanges dans les meilleurs délais”, ajoute la note.

Des pharmacies, la pizzeria St Elmos, le restaurant Chicken Inn, vivent la même situation et espèrent mettre ce temps de fermeture à profit par des travaux de rénovation ou de nettoyage, selon plusieurs médias locaux dont Chronicle et Financial Gazette, des journaux proches du gouvernement.

A la recherche d’une panacée contre la crise

Le Zimbabwe fait face à une importante crise financière depuis le début des années 2000. Depuis 2009, avec l’hyperinflation, le pays a dû adopter le dollar américain comme monnaie après le déclassement de son dollar. Mais, les banques se sont depuis épuisées en dollars américains qui ont été convertis par la Réserve zimbabwéenne, en billet d’obligation.

Là encore, pas de recette miracle. Le manque criard de devises étrangères s’accentue dans le pays. À son arrivée au pouvoir en juillet à l’issue d’une élection controversée, le président Emmerson Mnangagwa avait rassuré ses compatriotes sur une sortie prochaine de la crise.

Toutefois, le chemin semble encore long. Endetté et incapable de payer ses créanciers, le Zimbabwe a toujours des difficultés à obtenir des emprunts auprès des bailleurs internationaux. Pour y remédier et s’autofinancer, le gouvernement a imposé, lundi, une nouvelle taxe de 2 % sur toutes les transactions électroniques afin de relancer l‘économie. Le président Emmerson Mnangagwa l’a reconnu ce lundi, ses concitoyens doivent se préparer à vivre des moments “encore plus douloureux”.

avec africanews

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here