Les juges d’instruction ont aggravé, vendredi 12 octobre, la mise en examen de Marine Le Pen, requalifiée en « détournement de fonds publics » dans l’affaire dite « des assistants parlementaires du Front national » (devenu Rassemblement national), a déclaré la présidente du RN à l’Agence France-Presse (AFP). Convoquée vendredi par les juges, Marine Le Pen, précédemment mise en examen pour « abus de confiance » et « complicité d’abus de confiance », est ressortie du tribunal en fin de matinée.

Le délit de « détournement de fonds publics » est passible de dix ans d’emprisonnement et d’un million d’euros d’amende, contre trois ans de prison et de 375 000 euros d’amende pour l’abus de confiance. Elle encourt, désormais, une peine d’inéligibilité de dix ans en cas de condamnation.

Marine Le Pen n’a pas répondu aux questions des juges sur le fond vendredi, arguant qu’elle attendait une décision de la Cour de cassation sur un recours devant être examiné le 27 novembre, a-t-elle précisé à l’AFP. « L’autorité judiciaire ne peut s’ériger en arbitre du contenu du travail politique d’un député et de son bien-fondé sauf à violer le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs », a-t-elle déclaré à l’AFP au sujet de ce recours.

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