La fin de la campagne pour l’élection présidentielle malgache du 7 novembre a été marquée par des accusations de fraudes de la part d’une partie des candidats. Certains assurent même avoir des preuves de l’existence d’électeurs fictifs.

Fraudes ou pas fraudes ? La question a occupé une bonne partie de la campagne présidentielle de Madagascar, qui se termine officiellement lundi 5 novembre à minuit. Au point qu’elle a sérieusement fait de l’ombre au débat sur le fond des programmes proposés par les 36 candidats en lice.

Dès le coup d’envoi officiel de la campagne, début octobre, une vingtaine de prétendants a dit ses craintes d’éventuelles tromperies lors du scrutin. Et en cette dernière ligne droite avant le premier tour, le 7 novembre, c’est au tour du camp de l’ancien président, Andry Rajoelina, de s’emparer du sujet.

L’un de ses conseillers affirme à Jeune Afrique disposer d’« éléments concrets » démontrant « une fraude en préparation à l’échelle nationale », sans donner beaucoup de détail. Mais si le camp orange crie à la fraude, il n’en appelle pas moins ses partisans à voter massivement, et s’affiche même confiant sur les résultats.

Pour prévenir ces « manipulations » qu’elle affirme craindre, l’équipe de « Andry » a mis en place un dispositif « Zéro Fraude », qui comprend un numéro vert, le 1313, destiné à toute personne témoin d’un quelconque fait suspect lors du vote. Au bout du fil, un opérateur contactera les autorités compétentes ou les observateurs déployés dans les bureaux de vote. Le camp d’Andry Rajoelina dispose en outre de 75 000 assesseurs, soit trois par bureaux de vote.

Avec Jeune Afrique 

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