Ce trafic d’armes alimente des conflits régionaux dans l’ouest du continent, selon une étude de Small Arms Survey ;rattaché à l’Institut des hautes études et de développement à Genève, publié mardi en côte d’ivoire.

Le centre a mené son étude durant la période 2012-2017. Il constate qu’en moyenne 140.000 morts et homicides liés aux conflits armés sont enregistrés par an dans tout le continent.

Un expert de Small Arms Survey explique que le tiers des décès violents, est causés par l’utilisation des armes à feu.

Des armes et munitions généralement détournées ou volées dans les arsenaux nationaux insuffisamment sécurisés alimentent aussi de nombreux flux illicites dans l’Ouest du continent.

Les trafiquants s’approvisionnent également grâce à la production artisanale d’armes à feu et à la remise en circulation d’armes légères illégalement détenues selon ce rapport.

Le rapport révèle aussi que « ces armes traversent les frontières pour atteindre différents destinataires » pour « satisfaire les besoins des groupes extrémistes violents comme Al-Qaïda au Maghreb islamique, Ansar Dine, Al Mourabitoun et Boko Haram ».

La crise libyenne, provoquée par la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, joue un grand rôle dans les trafics et la déstabilisation de la région sahélienne depuis le début de la décennie.

Small Arms Survey préconise une panoplie de mesures, comme l’amélioration du « contrôle des Etats sur leurs propres armées », « les forces de défense et de sécurité » s’avèrentêtre des « sources du trafic illicite », conclut le rapport.

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