Deux dames, membres du Comité pour la protection des journalistes (CPJ) ont été arrêtées ce mercredi 7 novembre à Dar-es-Salaam en Tanzanie. L’ONG en appelle à leur libération sans condition.

Une soirée infernale pour Angela Quintal. C’est en tout cas ce qu’on pourrait dire (si l’on est triomphaliste) de l’interpellation en ce soir du mercredi 7 novembre de la responsable Afrique du Comité pour la protection des journalistes (CPJ) avec sa collègue Muthoki Mumo. Les deux activistes se trouvaient en Tanzanie dans le cadre d’une mission du CPJ.

Selon les responsables de l’ONG basée à New-York, l’arrestation a eu lieu dans un hôtel de Dar-es-Salaam, ancienne capitale politique et administrative de la Tanzanie.

Des policiers ont fait irruption dans l‘établissement hôtelier et se sont mis à fouiller les effets personnels de deux dames. Confisquant leurs passeports, la police les a conduites à une direction inconnue.

Du côté du CPJ, l’inquiétude semble déjà à son paroxysme. « Nous sommes inquiets pour la sécurité de nos collègues Angela Quintal et Muthoki Mumo, qui ont été arrêtées alors qu’elles s‘étaient rendues en Tanzanie en toute légalité », a déclaré Joël Simon, directeur exécutif du CPJ.

Le CPJ en appelle ainsi à la libération des deux activistes. « Nous appelons les autorités à les libérer immédiatement et à rendre leurs passeports ».

Des ONG déplorent souvent de graves atteintes à la liberté de la presse en Tanzanie. Le cas des conditions onéreuses à l’encontre des blogueurs (930 dollars pour ouvrir un blog).

Il y a aussi des atteintes physiques. Et très souvent, c’est la police qui est aux avant-postes. En juin dernier par exemple, un journaliste avait été copieusement battu par des policiers, parce qu’il aurait refusé « d’obtempérer », selon l’expression de Simon Sirro, un officier de police.

La Tanzanie occupe la 93e place sur 180 pays, au classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF). Un recul de 10 places par rapport à l’année dernière.

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