Saulos Chilima ne fait plus partie de l’exécutif malawite. Celui qui était jusqu’alors le vice-président du pays a été limogé dans le cadre d’un remaniement ministériel intervenu mercredi, à quelques mois de la présidentielle. Son remplaçant n’avait toujours pas été présenté ce jeudi.

Entre le chef de l‘État du Malawi Peter Mutharika et son vice-président, le divorce est donc définitivement consommé. En juillet, Saulos Chilima avait en effet claqué bruyamment la porte du Parti progressiste démocratique (DPP) au pouvoir, pour protester contre la corruption présumée dans le pays d’Afrique australe. Dans la foulée, il avait annoncé sa candidature à la présidentielle de 2019, faisant de lui l’un des prétendants les plus sérieux au fauteuil.

Les débats sur la corruption sont une corde sensible au Malawi qui a vécu la dernière décennie au rythme de nombreux scandales de corruption. Le plus retentissant est celui dit “Cashgate” et dans lequel est cité l’ancienne présidente Joyce Banda. Ce scandale a éclaté en 2013, lorsqu’elle était présidente. Un audit international avait alors révélé que 30 millions de dollars avaient été siphonnés des caisses du Malawi au profit de dizaines de fonctionnaires, d’hommes d’affaires et de dirigeants politiques.

Rentrée en 2017 dans son pays sans être inquiétée alors qu’elle est sous mandat d’arrêt, l’ancienne présidente compte briguer la présidentielle. Une ambition adoubée par sa formation politique, le Parti populaire (PP) qui l’a réélue à sa tête avec une majorité écrasante de 1.183 voix, contre à peine 23 pour son unique concurrent.

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