A deux semaines de l’ouverture de la COP24 pour le climat à Katowice en Pologne, le chef de l’agence de l’ONU pour l’environnement, le norvégien Erik Solheim, a été contraint de démissionner mardi 20 novembre.

 

Des frais de déplacement beaucoup trop élevés, des notes de frais injustifiées et des accusations de conflit d’intérêts. Des accusations qui font tache quand on est le chef de l’agence de l’ONU pour l’environnement et qu’on est accusé de ne pas se soucier de son empreinte carbone et de prendre l’avion comme d’autres prennent le métro.

 

Depuis l’arrivée d’Erik Solheim à la tête du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP) en 2016, ses frais de déplacement avaient explosé pour atteindre la somme de 500 000 dollars. Sans compter de nombreuses notes de frais non justifiées.

 

Pire, selon un audit interne de l’ONU transmis au secrétaire général et que le journal britannique The Guardian a pu se procurer, Erik Solheim était très peu présent à Nairobi où se situent les bureaux de l’UNEP. Sur les 668 jours qu’il a passés à la tête de l’agence, il aurait été absent 80 % du temps.

Les enquêteurs de l’ONU estiment aussi que le diplomate norvégien s’est rendu coupable de conflit d’intérêts en obtenant pour sa femme un poste dans une entreprise norvégienne avec laquelle l’UNEP venait de signer un contrat.

 

Résultat, le mécontentement grondait à Nairobi depuis plusieurs mois et au moins trois pays, la Suède, le Danemark et les Pays-Bas avaient décidé de ne plus verser leurs cotisations à cette agence, soit 50 millions de dollars qui mettaient les programmes pour lutter contre le changement climatique en péril.

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