Le procureur Mueller recommande d’épargner la prison à Michael Flynn parce qu’il a fourni de substantielles informations : c’est une mauvaise nouvelle pour Donald Trump. Michael Flynn, qui n’a été conseiller à la Maison Blanche que pendant vingt-quatre jours, mais a activement participé à la campagne présidentielle, a plaidé coupable en décembre 2017 d’avoir menti au FBI, notamment sur ses conversations avec l’ambassadeur russe. Et sa coopération à l’enquête du procureur sur les interférences russes dans cette campagne semble fructueuse.

Dans son mémo, Robert Mueller déclare avoir interrogé le général Flynn à dix-neuf reprises depuis que ce dernier a décidé de coopérer, il y a plus d’un an. « Sa collaboration précoce a été particulièrement précieuse parce qu’il était l’une des rares personnes à avoir une vision de première main sur les événements au sujet desquels nous enquêtons », peut-on lire dans le document.

Le texte précise que l’ancien conseiller à la sécurité nationale a fourni des informations sur les « liens entre le gouvernement russe et les individus associés à la campagne de Donald Trump ». Ce pluriel laisse entendre que plusieurs personnes de l’entourage du président sont toujours dans la ligne de mire du procureur.

« Chiots malades »

Qui précisément ? A quel sujet exactement ? Nul ne le sait. Beaucoup de lignes sont biffées de noir sur le document transmis par le procureur Mueller afin de ne pas nuire aux investigations en cours. Interrogé sur Fox News, l’avocat de Donald Trump estime que rien dans le mémo ne suggère une collusion avec les Russes. Et pour faire bonne mesure Rudolph Giuliani qualifie l’équipe de procureurs de « chiots malades ».

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