De la pollution de l’air au VIH/Sida en passant par la dengue et le virus Ebola, dix principales pathologies réputées les plus dangereuses devraient encore frapper la planète cette année, ainsi que le prédit l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ebola et autres agents pathogènes à haut risque

La RDC fait face ces derniers temps, à une épidémie d’Ebola, la 10è depuis la découverte du virus en 1976. Déclarée et contenue à l’ouest au printemps, le virus a élu domicile à l’extrême est de la RDC mi-été dernier. Et ici, la barre de 400 décès vient d‘être franchie, selon les autorités.

Preuve que la RDC et ses partenaires dont MSF et l’OMS peinent à contenir Ebola. Deux principaux facteurs sont évoqués par des spécialistes. Contrairement à la plupart des épidémies qui sévissent dans des milieux ruraux, la dixième touche de grandes villes beaucoup peuplées. Mais, c’est surtout l’insécurité causée par des groupes armés dont les ADF qui retarde met à mal la riposte contre Ebola.

Ce qui explique que l’OMS multiplie des réunions de réflexion sur les politiques de lutte conre Ebola en milieu urbain et en zone de conflit.

Faible accès aux soins de santé primaires faibles

Les soins de santé primaires constituent généralement le premier contact des personnes avec leur système de santé et devraient idéalement fournir des soins complets, abordables et basés sur la communauté tout au long de la vie.

Les soins de santé primaires peuvent répondre à la majorité des besoins de santé d’une personne tout au long de sa vie. Des systèmes de santé dotés de soins de santé primaires de qualité sont nécessaires pour atteindre la couverture sanitaire universelle.

Les soins de santé primaires constituent de ce fait une importante étape dans la référence et la contre référence des malades. Malheureusement, beaucoup de pays surtout sous-développés disposent peu ou pas d’infrastructures (dispensaires, par exemple) de soins de santé primaires.

En octobre 2018, l’OMS a organisé à Astana (Kazakhstan) une grande conférence mondiale à laquelle tous les pays se sont engagés à renouveler l’engagement en matière de soins de santé primaires énoncé dans la déclaration d’Alma-Ata de 1978 au Kazakhstan.

En 2019, l’OMS collaborera avec ses partenaires pour revitaliser et renforcer les soins de santé primaires dans ces pays.

Le refus du vaccin

Attachées à leurs us et coutumes, de nombreuses communautés surtout en Afrique sont réfractaires à la vaccination. Pourtant, la vaccination est l’un des moyens les plus efficaces et efficients d’éviter la maladie. Des études montrent qu’elle prévient actuellement 2 à 3 millions de décès par an et 1,5 million de plus pourraient être évités si la couverture mondiale de la vaccination s’améliorait.

La rougeole, par exemple, a connu une augmentation de 30 % du nombre de cas dans le monde. Les raisons de cette augmentation sont complexes et tous ces cas ne sont pas dus à la réticence à la vaccination. Cependant, certains pays qui étaient sur le point d‘éliminer la maladie ont connu une recrudescence.
En 2019, l’OMS intensifiera ses efforts pour éliminer le cancer du col de l’utérus en augmentant la couverture du vaccin contre le VPH, entre autres interventions.

Il y a toutefois de bonnes perspectives. Selon l’OMS, 2019 pourrait également être l’année où la transmission du polio virus sauvage sera stoppée en Afghanistan et au Pakistan. L’année dernière, moins de 30 cas ont été signalés dans les deux pays. L’OMS et ses partenaires se sont engagés à aider ces pays à vacciner leur dernier enfant afin d‘éradiquer définitivement cette maladie invalidante.

La dengue

La dengue, une maladie transmise par les moustiques qui provoque des symptômes pseudo-grippaux et peut être mortelle et tuer jusqu‘à 20 % des personnes atteintes de dengue sévère, constitue une menace croissante depuis des décennies.

Un grand nombre de cas surviennent pendant la saison des pluies dans des pays tels que le Bangladesh et l’Inde. En 2018, le Bangladesh par exemple a enregistré le plus grand nombre de décès (17) en près de deux décennies.

Or, la saison des pluies dans ces pays est en train de se prolonger considérablement. Quitte à redouter que la dengue ne touche davantage de personnes. La maladie pourrait également se propager dans des pays moins tropicaux et plus tempérés, comme le Népal.

On estime que 40 % des personnes dans le monde sont exposées à la dengue et qu’il y a environ 390 millions d’infections par an. La stratégie de lutte contre la dengue de l’OMS vise à réduire de 50 % le nombre de décès d’ici à 2020.

VIH/Sida

En dépit des progrès réalisés dans le dépistage, la fourniture d’antirétroviraux et la prévention, le VIH/Sida figure parmi les plus importantes menaces sanitaires de la planète.

En effet, près d’un million de personnes meurent chaque année du VIH/Sida. Depuis le début de l‘épidémie, plus de 70 millions de personnes ont contracté l’infection et environ 35 millions de personnes sont décédées. Aujourd’hui, environ 37 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH.

En 2018, l’OMS collaborera avec les pays pour appuyer l’introduction de l’auto dépistage afin que davantage de personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut et puissent recevoir un traitement (ou des mesures préventives en cas de résultat négatif du test). L’une des activités consistera à donner suite aux nouvelles directives annoncées en décembre 2018 par l’OMS et l’Organisation internationale du travail pour aider les entreprises et les organisations à proposer des auto tests du VIH sur le lieu de travail.

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