Ce qui se passe en Algérie est vraiment inquiétant. L’agence officielle de presse (APS) du pays a annoncé, ce dimanche 10 février, que le président Abdelaziz Bouteflika est candidat à la présidentielle prévue le 18 avril prochain. Dans un message rendu public, Bouteflika a expliqué les raisons qui l’ont poussé à poser sa candidature. Il cite en exemple les réformes menées « dans de nombreux domaines, notamment ceux de la justice, de l’éducation, de l’administration et de l’économie. La démocratie ainsi que les droits et les libertés des citoyens ont enregistré de grandes avancées ».

Sa décision fait suite à une réunion tenue il y a quelques jours par des dirigeants des quatre formations politiques de la coalition au pouvoir pour le proposer comme candidat. Il s’agit de Mouad Bouchareb du Front de libération nationale (FLN), du premier ministre Ahmed Ouyahia, chef du Rassemblement national démocratique (RND), du président du Rassemblement de l’espoir de l’Algérie (TAJ) Amar Ghoul et du président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounes.

Quelles que puissent être les raisons évoquées, rien ne justifie une telle décision de la part des partisans du président sortant. Au pouvoir depuis 1999, Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, est très affaibli depuis un accident vasculaire cérébral en 2013 et ne s’est plus adressé publiquement à la population. Les dirigeants des quatre formations politiques au pouvoir doivent penser à une alternance générationnelle et choisir un leader capable d’être à la tête de l’Algérie, au lieu de porter atteinte à l’image de leur pays et du continent africain en exposant cet homme « vieux et affaibli » aux yeux du monde entier.

Il faut sauver le président Abdelaziz Bouteflika en lui permettant de prendre une retraite paisible loin du brouhaha politique.

Par Victor Kouassi  pour vonews.net                  

 

 

 

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