Le directeur général de l’opérateur de téléphonie mobile MTN a été refoulé jeudi soir dans son pays d’origine, la Belgique. Wim Van Helleputte est considéré comme un « migrant clandestin ».

C’est à bord du vol SN Brussels que le Belge a quitté Kampala ce jeudi soir. Ainsi que le recommandait l’ordonnance d’expulsion datée du 14 février 2019 signée par le général Jeje Odongo, ministre de l’Intérieur.

L’ordonnance précisait en partie que Helleputte « avait été considéré comme un migrant indésirable en vertu de l’article 52 de la loi sur le contrôle de la citoyenneté et de l’immigration en Ouganda ».

Wim Van Helleputte n’est pas le premier cadre de MTN à être expulsé de l’Ouganda. Il y a trois semaines, un Français et une Rwandaise, deux autres responsables de MTN ont été renvoyés dans leurs pays respectifs. Kampala les accusait « d’atteinte à la sûreté de l‘État ».

MTN n’a pas encore réagi aux accusations de Kampala, mais a déclaré que la société et tous ses employés étaient déterminés à se conformer aux lois ougandaises.

Licence expirée

L’opérateur compte plus de 10 millions d’abonnés et fait principalement concurrence à Bharti Airtel (Inde) en Ouganda.

La licence de 20 ans de MTN a expiré en octobre. La société a demandé une prolongation de 10 ans et la Commission ougandaise des communications lui a accordé un renouvellement provisoire de 60 jours, dans l’attente de la résolution d’un certain nombre de problèmes non précisés avant la délivrance d’une licence définitive.

Les autorités ougandaises ont déclaré que MTN avait accepté d’inscrire ses actions à la bourse locale en Ouganda comme une condition préalable au renouvellement de sa licence.

Mais, quelles que soient les raisons, il est désormais clairement établi qu’il y a ostensiblement de l’eau dans le gaz entre le géant sud-africain de la téléphonie mobile et le régime de Museveni. Et jusqu’où ira ce bras de fer ? Wait and see.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here