Les terroristes ont encore frappé au Niger. Dimanche nuit, la région de Diffa a enregistré sa énième attaque d’islamistes. Les assaillants, ou plutôt les assaillantes, deux filles, se sont fait exploser près du camp de réfugiés situé à Bosso.

Six morts si l’on prend en compte les deux kamikazes, tel est le bilan de cet attentat terroriste qui a eu lieu précisément au nord de Bosso, ville située dans la région de Diffa, dans le département du même nom (sud-est du Niger). Les kamikazes ont frappé entre le camp de réfugiés et celui de la gendarmerie nationale.

Aux dires des témoins oculaires, deux petites filles ont actionné leur charges explosives, entraînant dans leur geste désespéré quatre civiles dont un villageois et trois réfugiés.

Dans la zone, l’on s’interroge sur le sens même de la présence de ces kamikazes. Certains pensent que les deux filles mineures ont actionné leur bombe parce qu’elles auraient été repérées. Pour leur part, les gendarmes, qui ne se sont pas fait prier pour arriver sur la scène de crime, ont ouvert une enquête.

Le même mode opératoire que Boko Haram

L’attaque a provoqué un vent de peur-panique chez les habitants de la ville et chez les réfugiés du camp de Bosso. La ville n’en est pas à sa première attaque du genre. Deux fois déjà, Bosso a subi des attentats terroristes commis par la tristement célèbre secte islamiste Boko Haram.

Le mode opératoire est le même ; des femmes ou des filles mineures portent chacune une charge explosive et se font exploser, emportant avec elles le plus de personnes possible. Ce scénario meurtrier dure depuis 2015 dans la région de Diffa.

Samedi dernier, Boko Haram tentait d’avoir raison d’une position tenue par la gendarmerie nigérienne, avant d‘être mis en déroute. L’attaque s’est soldée par l’arrestation de huit jihadistes.

Diffa compte au moins 150.000 réfugiés qui ont tous fui les affres de la guerre provoquée par les islamistes. La crainte est encore plus grande, d’autant que certains affirment que les camps de réfugiés pourraient contenir des membres actifs, mais aussi des collaborateurs des fondamentalistes religieux.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here