Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a annoncé ce jeudi 21 février la fermeture totale de la frontière terrestre avec le Brésil, à deux jours de la date annoncée par l’opposant Juan Guaido pour l’entrée de l’aide humanitaire dans le pays.

« J’ai décidé qu’à partir de 20h (heure locale) ce jeudi la frontière terrestre avec le Brésil restera totalement fermée jusqu’à nouvel ordre », a déclaré le chef de l’État lors d’une réunion avec le Haut commandement militaire.

Mercredi, Nicolas Maduro avait une nouvelle fois dénoncé un « show » politique et répété que le président américain Donald Trump projetait une intervention militaire pour le renverser. « Ils ont inventé une supposée aide humanitaire de nourriture pourrie, cancérigène et veulent la faire entrer par la force », a-t-il accusé.

En riposte, le gouvernement, qui nie toute crise humanitaire dans le pays, a annoncé jeudi l’envoi d’environ 20.000 caisses de vivres à destination de la population de la ville colombienne de Cucuta, transportées par une dizaine de camions. C’est dans cette ville qu’est entreposée depuis le 7 février le gros de l’aide d’urgence envoyée par les États-Unis.

Reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays, Juan Guaido prévoit que des brigades de volontaires se rendent samedi en « caravanes » en différents points de l’État de Tachira, frontalier avec la Colombie, et celui de Bolivar, frontalier avec le Brésil, où de l’aide d’urgence doit également être stockée.

« L’aide humanitaire entrera quoi qu’il arrive, par mer, par terre », a réaffirmé le chef de file de l’opposition, qui a choisi pour l’entrée de l’aide la date symbolique du 23 février, un mois tout juste après s’être proclamé président par intérim du pays.

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