Le Premier ministre français arrive ce vendredi 22 février 2019 au Mali. Edouard Philippe va passer deux jours sur place. Six ans après le lancement de l’intervention militaire française contre les jihadistes dans le nord du Mali, il vient rappeler le soutien de Paris à Bamako, un soutien économique et pas seulement militaire.

Le « volet militaire n’est qu’un des aspects de la reconstruction », insiste un conseiller d’Edouard Philippe. A Bamako, le Premier ministre français va plutôt jouer le rôle de VRP.

Il emmène avec lui une dizaine de chefs d’entreprise avec à la clé des contrats pour plusieurs dizaines de millions d’euros, promet Matignon, notamment dans le secteur crucial du coton.

L’objectif pour Paris est d’attirer les investissements privés sachant que la France, premier bailleur de fonds européen, a déjà engagé 700 millions d’euros ces 10 dernières années. Edouard Philippe visitera d’ailleurs une station de traitement d’eau près de Bamako, un projet porté par l’AFD, l’Agence française de développement.

Le soutien est économique, mais aussi politique. Le Premier ministre rencontrera samedi son homologue malien Soumeylou Boubèye Maïga et le président, IBK avec comme message : « Appui et compréhension », alors que l’exécutif malien fait face à une grogne sociale dans la rue.

Un mouvement qui fait écho à la situation en France. Pour son premier grand déplacement à l’étranger depuis le début de la crise des « gilets jaunes », Edouard Philippe recevra d’ailleurs des propositions issues d’un débat organisé le 2 février dernier avec la communauté française de Bamako.

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