La haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU a réclamé, mercredi 6 mars, à la France une « enquête approfondie » sur les violences policières qui se seraient produites pendant les manifestations des « gilets jaunes » depuis la mi-novembre.

Dans un discours prononcé devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, Michelle Bachelet a déclaré que les « gilets jaunes » manifestent contre « ce qu’ils considèrent comme (leur) exclusion des droits économiques et de (leur) participation aux affaires publiques ».

« Nous encourageons le gouvernement à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force », a ajouté la haut-commissaire aux droits de l’homme.

Michelle Bachelet a rappelé que « les inégalités touchent tous les pays » et que « même dans des Etats prospères, des gens se sentent exclus des bénéfices du développement et privés de droits économiques et sociaux ».

Depuis le début en France du mouvement de contestation des « gilets jaunes » à la mi-novembre, l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a été saisie d’une centaine de cas d’accusations de violences policières. Plusieurs manifestants affirment avoir été blessés par des tirs de lanceur de balles de défense (LBD), une arme qui suscite de vives controverses en France. Fin février, le Conseil de l’Europe avait déjà demandé à la France de « mieux respecter les droits de l’homme », et de « suspendre l’usage du lanceur de balle de défense ».

Commissioner for Human Rights

@CommissionerHR

Je viens de publier mon mémo avec recommandations concernant le maintien de l’ordre et la liberté de réunion dans le contexte du mouvement des «» en https://www.coe.int/fr/web/commissioner/-/maintaining-public-order-and-freedom-of-assembly-in-the-context-of-the-yellow-vest-movement-recommendations-by-the-council-of-europe-commissioner-for- 

Maintien de l’ordre et liberté de réunion dans le contexte du mouvement des « gilets jaunes » :…

Strasbourg 26/02/2019

coe.int

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Le gouvernement français s’indigne

Réagissant à ces propos, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a estimé mercredi qu’il fallait « s’étonner tout de même de se retrouver, cité dans une liste entre le Vénézuéla et Haïti, où il y a eu des morts » a déclaré Benjamin Griveaux lors du compte-rendu du conseil des ministres.

Mêmes éléments de langages du côté du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, « premier flic de France »

Christophe Castaner

@CCastaner

La France citée par Michelle Bachelet entre Haïti (41 morts) et le Venezuela (où N. Maduro refuse l’aide humanitaire à son peuple), est-ce bien raisonnable ?
Les Français s’expriment chaque jour dans le .
Les suspicions de violences policières font l’objet d’enquêtes.

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