L’Union européenne a annoncé mardi une première aide d’urgence de 3,5 millions d’euros soit 3,97 millions de dollars en faveur du Mozambique, du Malawi et du Zimbabwe pour un soutien logistique aux personnes touchées par le cyclone Idai, considéré comme l’une des pires catastrophes météorologiques enregistrées dans l’hémisphère sud. La Grande-Bretagne, quant à elle, s’est engagée à verser jusqu‘à 6 millions de livres soit 7,96 millions de dollars d’aide.

Pendant ce temps, les pays africains tardent à se manifester pour apporter leurs aides à ces trois Etats, avec lesquels ils partagent le même continent. Les organismes sous-régionaux en Afrique restent toujours muets face à cette tragédie. L’UA, qui doit se concentrer sur les problèmes africains les plus graves et sur les pays dans lesquels elle peut avoir une réelle influence, brille par son absence.

Cette situation n’est pas nouvelle. Les pays africains n’ont jamais su prendre leur destin en main pour résoudre les crises dont souffre le continent. Les exemples sont nombreux. Le plus illustratif est la crise libyenne. L’UA a été laissé en rade durant tout le processus qui a occasionné la destitution par les armes de Kadhafi par les puissances occidentales.

Conséquence de cette inaction : les voix de l’Union Africaine et des organismes sous-régionaux ne sont jamais entendues par les pays qui les composent. Récemment, la République démocratique du Congo a refusé de se plier à une injonction de l’UA qui demandait la suspension de la publication des résultats de l’élection présidentielle remportée par Félix Tshisekedi.

Si les choses continuent comme ça, l’Afrique restera toujours sous le joug des puissances occidentales qui sont promptes à apporter leurs aides dans nos processus électoraux, dans la résolution de nos conflits ou en cas de catastrophes naturelles. Il est temps que les Africains fassent une introspection et trouvent les moyens de prendre en charge les problèmes auxquels le continent est confronté. Sinon, d’autres le feront toujours à leurs places. Et dans ce monde, une aide apportée par un Etat quelconque n’est jamais gratuite. Ainsi, disait le général De Gaulle : « les Etats n’ont pas d’amis. Ils n’ont que des intérêts ».

 

Fallou Fall pour vonews.net

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