20 ans après l’assassinat de l’ancien président nigérien , Ibrahim Baré Maïnassara, ses proches réclament toujours que justice soit faite.

La famille de l’ex-président nigérien Ibrahim Baré Maïnassara, tué le 9 avril 1999 sur une base militaire par des membres de sa propre garde rapprochée, réclame toujours la vérité.

Lors de la commémoration du 20e anniversaire de l’assassinat du Président Ibrahim Baré Maïnassara , sa famille demande l’ ouverture d’une enquête sur les circonstances exactes de sa mort.

 » Ce que l’on attend est très simple. Nous voulons l’ouverture de l’enquête afin de connaître exactement les circonstances dans lesquelles cela s’est déroulé et les personnes impliquées, les têtes pensantes, les personnes qui ont commandité. Quatre chefs de l’État se sont succédé. Rien n’a été fait. Chaque fois, on nous renvoie à cette amnistie de manière obstinée, sans justifier, alors que nous savons clairement que rien n’empêche l’ouverture de cette enquête. Judiciairement, légalement, rien ne l’empêche », a déclaré Alia Rayana Baré, la fille de l’ex-président Baré.

Le gouvernement avait refusé jusqu’ ici d’ ouvrir le dossier au motif que les commanditaires de l’assassinat avaient bénéficié d’une amnistie constitutionnelle.

La Cour de justice de la Cédéao avait fait état en octobre 2015 d’une violation du droit à la vie du défunt président nigérien, mais aussi celui de ses proches à avoir accès à la justice.

Elle avait demandé à l’État du Niger d’indemniser la famille d’Ibrahim Baré Maïnassara à hauteur de 435 millions de francs CFA. Le défunt chef d’État était père de cinq enfants.

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