Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Rabat dimanche 21 avril pour dénoncer le verdict en appel prononcé le 4 avril dernier à l’encontre des leaders du Hirak.Les principaux responsables du mouvement de contestation ayant agité la région d’Al Hoceima dans le Rif pendant 2 ans avaient écopé de peines allant jusqu’à 20 ans de prison. Un verdict unanimement dénoncé par la société civile.

A l’appel des associations de défense des droits de l’homme et de plusieurs partis politiques, dont la gauche et les islamistes. Les manifestants ont battu le pavé depuis le quartier populaire de Bab El Had jusqu’au Parlement.

Abdelhak la quarantaine, milite depuis la première heure pour la libération des détenus. « Ils sont innocents, il faut les libérer, car ce sont des détenus politiques, ils défendent les droits de l’homme ; les malfaiteurs sont au Parlement, au gouvernement, ce sont eux qui doivent aller en prison, et non pas Nasser Zefzafi et ses amis », dit-il.

Nasser Zefzafi, le leader charismatique du mouvement rifain, inculpé pour atteinte à la sûreté de l’État a écopé de vingt ans de prison ferme. Pour Myriam, militante associative, la confirmation de la peine fut un choc : « On avait de l’espoir, d’ailleurs même maintenant en sortant aujourd’hui c’est qu’on a l’espoir qu’il soit libéré. C’est-à-dire que si vous avez ne serait-ce qu’une petite lueurd’espoir, d’humanité, et de défense de droits de l’homme, on ne peut que sortir aujourd’hui .

De l’espoir, c’est justement ce qu’incarnait ce jeune militant rifain pour ce développeur informatique, Abdelhamid, âgé de 31 ans. « C’est trop 20 ans pour Nasser Zefzafi et ses amis. C’est trop, ils n’ont fait aucun mal à ce pays, ils voulaient juste une bonne vie ».

La défense des détenus du mouvement Hirak a annoncé un pourvoi en cassation pour tenter à nouveau de faire fléchir justice marocaine.

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