Deux otages français, une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont été libérés lors d’une opération des forces françaises au nord du Burkina Faso. Au cours de cette intervention, deux militaires ont été tués, a fait savoir l’Elysée. Les deux Français avaient été enlevés le 1er mai dernier dans le parc national de la Pendjari où ils effectuaient une excursion.

Dans son communiqué, l’Elysée annonce la libération des deux touristes françaisenlevés mercredi dernier dans le nord du Bénin, dans le parc de la Pendjari, situé à la frontière avec le Burkina Faso où sont implantés plusieurs groupes jihadistes. L’opération a également permis de libérer une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne, explique Paris.

C’est une opération menée la nuit dernière au Burkina Faso qui a permis ces libérations. Deux militaires français ont été tués dans l’opération, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des forces spéciales, poursuit le communiqué.

Cette opération a été menée avec la coopération des autorités burkinabè et béninoises. Pas plus de précisions pour l’instant sur l’identité des assaillants. Depuis le début de la semaine, les autorités françaises comme les autorités béninoises avaient complètement verrouillé la communication autour de la disparition des deux touristes français. Et pour cause expliquait le porte-parole de la présidence béninoise Wilfried Houngbédji, « nous savons qu’il y a encore des vies en jeu dans cette affaire ». Les deux touristes français ont donc été retenus en otage un peu plus d’une semaine. Et leur guide a été tué, son corps retrouvé près de la frontière avec le Burkina Faso.

L’Elysée ne donne d’ailleurs aucun détail sur les circonstances de la disparition des deux Français. À aucun moment, Paris ne dit s’il s’agit ou non d’un enlèvement lié à la présence de plusieurs groupes jihadistes dans la région. Des groupes tels qu’al-Qaïda au Maghreb islamique, l’État islamique au Grand Sahara ou encore le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Et du côté de ces organisations terroristes, il n’y a d’ailleurs eu aucune revendication.

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