Au moins sept personnes, dont trois soldats, ont été tuées lors d’attaques distinctes visant des civils et une base militaire dans l’Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué dimanche des sources sécuritaires et des secours à l’AFP.

Vendredi soir, des combattants de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), faction de Boko Haram affiliée au groupe Etat islamique, ont attaqué une base militaire dans la localité de Gajiganna, à 50 km au nord de la capitale régionale Maiduguri, tuant au moins trois soldats, selon des miliciens.

Les combattants à bord de pick-up surmontés de mitrailleuses ont attaqué la base vers 17h30 (16h30 GMT), selon deux miliciens engagés aux côté de l’armée contre Boko Haram.

“Les combats ont poussé les habitants à fuir (en brousse) pour échapper aux échanges de tirs”, a déclaré la deuxième source.

Dans un bref communiqué diffusé sur les réseuax sociaux, l’ISWAP a affirmé que ses combattants avaient tué 11 soldats et saisi des véhicules et des armes avant d’incendier la base.

L’armée a dans un communiqué affirmé dimanche avoir “tendu une embuscade aux terroristes qui tentaient d’infiltrer” la ville, tuant “un nombre indéterminé” d’entre eux et faisant état de seulement deux soldats blessés.

En février, des combattants de l’ISWAP avaient déjà tenté de s’emparer de cette base lors d’une attaque repoussée par les militaires.

Depuis juillet 2018, cette faction a attaqué des dizaines de bases militaires et tué des dizaines de soldats dans le nord-est.

Le 3 mai, les jihadistes ont envahi une base militaire dans la ville de Magumeri, près de Gajiganna, tuant cinq soldats, selon l’armée.

L’insurrection jihadistes de Boko Haram a fait 27.000 morts et 1,8 million de déplacés au Nigeria.

Samedi, quatre hommes armés ont par ailleurs attaqué une maison du quartier Gambari, en périphérie de la capitale régionale Maiduguri, faisant quatre morts et un blessé.

“Ils sont entrés par effraction dans la maison vers 1h00 du matin (24H00 GMT), ont traîné cinq occupants dans la rue et ont ouvert le feu sur eux, faisant quatre morts et un blessé”, a déclaré Babakura Kolo, responsable d’une milice luttant contre les jihadistes.

Les cinq victimes étaient des ouvriers du bâtiment, selon le milicien, affirmant que l’attaque a été menée par des hommes de la faction d’Abubakar Shekau, le leader historique de Boko Haram.

Un secouriste de l’agence de gestion des urgences du Borno (SEMA) a confirmé ce bilan.

avec AFP

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here