Au Sénégal, le Président Macky Sall a promulgué la loi supprimant le poste de Premier ministre adoptée, il y a quelques jours, par l’Assemblée nationale, a appris VONEWS.NET.

Ça y est ! C’est officiel, le Sénégal n’a plus de Premier ministre. Le chef de l’État sénégalais Macky Sall a promulgué la loi supprimant le poste de Premier ministre , rapporte un communiqué de la présidence parvenu à VONEWS . La dite loi a déjà été adoptée, il y a quelques jours, par la représentation nationale, les députés.

Par cet acte le chef de l’État rend effectif le départ de Mahammad Dionne de son poste de chef du gouvernement. Ce dernier devient uniquement secrétaire général de la présidence.

Le communiqué annonçant la promulgation de ladite loi renseigne que Macky Sall a « renouvelé sa confiance aux ministres et secrétaires d’État en fonction avant la révision constitutionnelle »

La réforme constitutionnelle supprimant le poste de Premier ministre constitue l’une des mesures phares du Président Macky Sall pour son second mandat.

Vendredi 5 avril 2019, soit trois jours seulement après la prestation de serment du Président réélu Macky Sall, le Premier ministre Mahammad Dionne dépose sa lettre de démission et celle de son gouvernement.

Après avoir accepté la décision, le chef de l’État, par la voix de Maxime Jean-Simon Ndiaye , secrétaire général de la présidence de la République d’alors, annoncé les couleurs d’une large réforme institutionnelle qui devrait aboutir, entre autres, à la suppression du poste de Premier ministre .

« Incessamment, sera composée une nouvelle équipe gouvernementale qui, pour ce quinquennat, sera constituée de femmes, d’hommes et de jeunes. Mais elle sera surtout marquée par un resserrement organique, un recentrage des missions essentielles autour des priorités qu’il compte imprimer à ce quinquennat », annonçait Maxime Jean-Simon Ndiaye .

Rappelons que la révision porte au total sur au moins 22 articles de la Constitution, établissant un nouvel équilibre entre les pouvoirs et renforçant le caractère présidentiel du régime sénégalais.

Ce projet de révision de la Constitution avait été adopté, au titre de l’examen des textes législatifs et règlementaires, le 17 avril par le gouvernement lors du conseil des ministres.

Parmi les innovations, le président de la République ne pourra plus dissoudre l’Assemblée nationale, laquelle ne pourra plus déposer une motion de censure pour renverser le gouvernement. Autre changement, un député nommé ministre pourra retrouver son mandat à l’Assemblée s’il est limogé du gouvernement.

Au-delà du changement de régime politique, c’est l’équilibre entre un pouvoir législatif et le pouvoir exécutif qui cristallise les inquiétudes avec cette nouvelle loi .

En effet même s’il peut monter des commissions d’enquête ou convoquer un mandataire du Cabinet présidentiel devant l’hémicycle, l’Assemblée nationale perd son pouvoir de destitution du gouvernement par la question de confiance ou la motion de censure.
En face, le président de la République conserve une prérogative de dissolution de l’Assemblée nationale en cas de «blocage des institutions».

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