Cette semaine, le gouvernement tunisien a inauguré en grande pompe le pèlerinage des juifs européens et israéliens à la synagogue millénaire de Djerba. Selon les autorités locales, cet évènement religieux marque la relance du tourisme tunisien, quatre ans après les attentats terroristes.

Grâce aux efforts fournis par les autorités tunisiennes dans les domaines de la sécurité et du tourisme, 5 000 juifs venus d’Europe et quelques centaines de juifs israéliens se sont recueillis à la synagogue de Djerba.

Cette île située dans le sud de la Tunisie accueille le pèlerinage annuel du célèbre temple millénaire de la Ghriba.

Il y a toujours la menace de la crise sécuritaire en Libye, l’un des pays voisins de la Tunisie.

Le tourisme tunisien est en crise depuis les attentats terroristes de 2015, contre des touristes à Sousse et au musée du Bardo, près de Tunis, la capitale.

« C’est toujours un défi d’organiser un pèlerinage juif dans un pays arabe. (…) Le pays en est très conscient… » souligne René Trabelsi, le ministre tunisien du Tourisme, qui a pris part au pèlerinage.

La présence d’unités antiterroristes et d’hélicoptères dans le sud tunisien n’enlève rien à l’atmosphère festive, dans les quartiers juifs surtout, où environ 800 juifs tunisiens vivent en parfaite harmonie avec la communauté musulmane.

Pour le pèlerinage de la Ghriba, des centaines de pèlerins venus notamment de la France et d’Israël se déchaussent, comme dans les mosquées.

Ils allument des bougies et inscrivent des messages traduisant leurs vœux sur des œufs déposés dans la Ghriba, une synagogue construite il y a 25 siècles.

L’économie tunisienne dépend beaucoup du tourisme, l’un des principaux atouts du pays, selon le Premier ministre Youssef Chahed.

« Le pèlerinage de la Ghrigba a toujours marqué le démarrage de la saison touristique. C’est un signal fort que nous voulons donner au monde entier avec toute la multitude de nationalités représentées ici, en Tunisie. Le message que nous voulons donner, c’est que la Tunisie reste un pays unique dans le monde arabo-musulman », affirme M. Chahed.

L’économie tunisienne est en difficulté. Mais la politique de tolérance et du « vivre ensemble » préconisée par les autorités commence à porter ses fruits, dans le secteur du tourisme au moins.

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