L’ancien président de l’UEFA Michel Platini a été placé en garde à vue ce mardi dans le cadre de l’enquête pour corruption sur l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022, à la Russie et au Qatar.

Assisté de son avocat, Maître William Bourdon, l’ancien président de l’UEFA avait été convoqué comme témoin. À son arrivée, les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) lui ont signifié son placement en garde à vue. Ils l’interrogent sur son rôle dans l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022, à la Russie et au Qatar.

Selon les informations de L’Équipe, ce n’est pas la première fois que Michel Platini est questionné dans le cadre de cette enquête préliminaire ouverte pour des « faits de corruption active ou passive de personnes n’exerçant pas une fonction publique ». Le 14 décembre 2017, le jour de la mort de son père Aldo, à l’âge de 90 ans, l’ancien numéro 10 des Bleus avait vu ses domiciles de Nyon, en Suisse, et de Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, perquisitionnés, ses coffres ouverts et ses comptes en banque minutieusement inspectés. Les policiers semblaient notamment à la recherche d’un mystérieux tableau du peintre Pablo Picasso. En novembre 2014, l’hebdomadaire britannique Sunday Times avait publié un article soupçonnant Platini d’avoir reçu de la part de l’ancien président de l’Union russe de football, Viacheslav Koloskov, une oeuvre de grande valeur du maître espagnol pour l’inciter à choisir la Russie comme pays hôte du Mondial 2018. Michel Platini a toujours vigoureusement nié avoir reçu un tel « cadeau ».

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