Un journaliste et militant nigérian connu pour ses critiques des compagnies pétrolières et accusé de terrorisme, sabotage économique et fraude, doit être placé en liberté provisoire, ont indiqué mardi des sources judiciaires.

Jones Abiri, directeur du journal local Weekly Source, basé dans l’Etat de Bayelsa (sud), riche en pétrole, avait été arrêté et présenté à un tribunal d’Abuja fin mai.

Il avait alors catégoriquement nié ces accusations et affirmé qu’il était visé pour ses articles sur la façon dont les compagnies pétrolières et le gouvernement négligeaient le delta du Niger, coeur pétrolier du Nigeria.

Ses avocats avaient demandé sa libération sous caution, accordée lundi par la cour. Il doit désormais verser 100 millions de nairas (244.000 euros) pour pouvoir sortir de prison dans l’attente de son procès, le 28 juin.

M. Abiri a déjà passé deux années en prison, sans procès, accusé de liens avec des groupes rebelles armés. Deux années durant lesquelles il n’a jamais eu accès à un avocat ou eu le droit de voir sa famille, selon le le Comité de protection des journalistes (CPJ).

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Après une vaste campagne médiatique en sa faveur, il a finalement été présenté devant un juge en août 2018 et libéré dans la foulée, sans que les accusations contre lui soient suspendues.

Le Nigeria est classé à la 120e place sur 180 en termes de liberté de la presse par Reporters Sans frontières.

AFP

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