Trois fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères sont en garde à vue à Ndjamena. Ils sont soupçonnés de faire partie d’un réseau de trafic de stupéfiants venant de l’Inde entre le Bénin et le Tchad.

Les trois fonctionnaires, parmi lesquels le directeur général du ministère des Affaires étrangères, sont soupçonnés de faire partie d’un réseau de trafic de produits psychotropes.

Début mai, un commerçant tchadien est arrêté au Bénin. Il convoyait des conteneurs de produits psychotropes d’une valeur de plusieurs milliards de francs CFA partis d’Inde. La commande est présentée comme venant de l’armée tchadienne. Elle sera interceptée à Cotonou, un des principaux ports qui desservent le Tchad, pays enclavé.

Début juin puis à la mi-juin, deux directeurs du ministère tchadien des Affaires étrangères écrivent au consul du Tchad à Cotonou, lui demandant de vérifier la situation du commerçant et de voir s’il est possible de le faire libérer.

Mais après vérifications des services de police, notamment Interpol, la commande ne vient pas de l’armée tchadienne. C’est pourquoi le procureur a demandé à entendre les trois fonctionnaires qui sont placés en garde à vue.

Pour la justice tchadienne, le défi est de démanteler le réseau de trafic de ce comprimé psychotrope appelé dans le pays Tramol, qui est devenu depuis plusieurs années un véritable problème de santé publique.

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