Le gouvernement vénézuélien a annoncé ce mercredi 26 juin avoir déjoué une tentative de « coup d’État » militaire. Selon le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez, ce soulèvement orchestré par plusieurs militaires, majoritairement retraités et en exil, prévoyait l’assassinat du président Nicolas Maduro et aurait reçu l’aide des États-Unis, de la Colombie et du Chili. Ce n’est pas la première fois que les autorités accusent des militaires de fomenter un coup d’État avec le soutien de puissances étrangères.

À en croire le ministre de la Communication Jorge Rodriguez, si le coup d’État a pu être déjoué, c’est grâce à l’infiltration d’agents du renseignement au sein du groupe militaire mis en cause.

Selon Jorge Rodriguez, ces militaires voulaient agir le week-end dernier (entre le 23 et 24 juin) en prenant une grande base militaire de Caracas, la Banque centrale et le palais présidentiel pour imposer comme président de la République Raul Baduel, ancien ministre de la Défense emprisonné. Au passage, le ministre de la Communication assure qu’ils voulaient éliminer tous ceux qui feraient obstacle.

« Ils voulaient assassiner 95% des généraux des forces armées nationales bolivariennes. Ce qui veut dire qu’ils n’avaient le soutien que de 5% d’entre eux », a indiqué Jorge Rodriguez.

Une manière de dire que le gouvernement est plus fort que jamais, car ces militaires ne seraient qu’une minorité, et qu’ils ne soutiennent même pas l’opposition dirigée par Juan Guaidó.

Jorge Rodriguez a aussi accusé le président colombien Ivan Duque et le président chilien Sebastian Piñera d’avoir fomenté ce coup d’État avec Washington.

« Ce sont des promoteurs de coup d’État contre le Venezuela. Ce sont des investisseurs dans des actions agressives contre la démocratie et la Constitution du Venezuela », a déclaré Jorge Rodriguez.

Ce n’est pas la première fois que le ministre de la Comunication se présente en direct à la télévision pour annoncer qu’un coup d’État de ce genre a été déjoué.

« C’est un nouveau roman », accuse d’ailleurs Juan Guaidó. Pour le leader de l’opposition, en présentant des preuves invérifiables, le gouvernement joue une fois de plus la victime face au monde entier.

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