Réunis à Niamey, au Niger, les pays de l’Union africaine (UA) lancent officiellement, ce dimanche 7 juillet, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlec). Trente-deux chefs d’État sont présents dans la capitale nigérienne qui accueille le sommet de l’UA sous haute sécurité et, d’ores et déjà, quatre nouveaux pays ont annoncé, ce dimanche matin, leur adhésion à la Zlec.
Longtemps opposé à cet accord, le Nigeria, première économie du continent, l’a finalement ratifié, comme Muhammadu Buhari s’y était engagé mardi, de manière assez inattendue. En ouverture de ce sommet, le président nigérian a donc signé le texte sous les flashs des photographes et sous les applaudissements nourris de la salle. Très applaudi également, le président béninois, Patrice Talon, lorsqu’il a lui aussi ratifié l’accord.

Le Gabon et la Guinée équatoriale ont eux aussi paraphé le texte, ce dimanche matin. L’accord a donc été ratifié, à cette heure, par 27 pays, alors que 54 des 55 pays du continent l’ont, eux, signé.

Mahamadou Issoufou, président du Niger, s’est félicité de cette mise en œuvre rapide decette zone de libre-échange continentale. « L’entrée en vigueur de la zone de libre-échange africaine est l’évènement le plus important dans la vie de notre continent depuis la création de l’OUA et sa transformation en union africaine », a déclaré le président nigérien, un des plus ardents promoteurs de la zone, en ouverture du sommet.

Cependant, pour l’égyptien Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l’Union africaine, le chemin à parcourir « est encore long » pour que cette zone soit pleinement opérationnelle. « Il faudra lever les obstacles qui nous empêchent de parvenir aux objectifs visés », a-t-il prévenu. Ce sera sans doute là, l’un des objectifs de ce sommet.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here