En Algérie, nouveau coup de théâtre dans la crise politique. La télévision nationale a annoncé en milieu de journée qu’un mandat d’arrêt international avait été lancé contre l’ancien chef d’état-major et ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar. Il est poursuivi par le tribunal militaire pour complot et atteinte à l’ordre public. C’est le troisième haut responsable sécuritaire à être poursuivi pour les mêmes chefs d’inculpation.

Comme Saïd Bouteflika, le frère de l’ancien président, comme Mohamed Médiène et Athmane Tartag les anciens responsables des services de renseignement, Khaled Nezzar est poursuivi pour « complot ayant pour but de porter atteinte à l’autorité du commandement d’une formation militaire » mais aussi « atteinte à l’autorité de l’État ». Comme eux, il est passible de la prison à perpétuité.

L’ancien ministre de la Défense et ancien chef d’état-major est en Espagne. Le tribunal militaire a donc lancé un mandat d’arrêt international.

Poursuivi en Suisse pour « crime de guerre »

Khaled Nezzar était l’un des hommes forts de l’armée algérienne de la fin des années 80 au début des années 90. Il est d’ailleurs poursuivi par la justice suisse pour « crime de guerre », accusé d’avoir utilisé la torture à grande échelle.

Mais avec ce mandat d’arrêt, l’ancien ministre semble payer sa proximité avec la famille Bouteflika, ses rencontres avec Saïd Bouteflika alors que le mouvement de contestation avait débuté, ainsi que ses critiques, au cours des dernières semaines, contre le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah.

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