Deux Congolais travaillant pour la compagnie canadienne Banro, enlevés en même temps qu’un Sud-Africain et un Zimbabwéen, dans l’Est de la République démocratique du Congo ont été relâchés après dix-sept jours de captivité, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Les quatre employés de la société minière Banro étaient tombés dans une embuscade tendue par des hommes armés le 26 juillet, à Salamabila, dans la province du Maniema.

“Le gouverneur de province a remis officiellement à la compagnie Banro deux agents congolais victimes de la prise d’otage de Maï-Maï”, a indiqué à l’AFP un journaliste congolais, joint au téléphone à Salamabila.

“Nous confirmons la libération de ces deux compatriotes et attendons la libération des deux autres otages”, a déclaré à l’AFP le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parle de l’armée dans la région.

Attaques et prises d’otages régulières
Interrogée, une source au sein de Banro a confirmé la libération de deux Congolais sans plus de détail : “C’est affirmatif, nous communiquerons au moment opportun”.

Banro est une société canadienne qui exploite deux mines d’or dans l’est de la RDC, à Twangiza (Sud-Kivu) et Namoya (Maniema), et mène des travaux d’exploration aurifère dans le pays.

Des attaques et prises d’otages sont régulièrement rapportées dans cette région infestée par des nombreux groupes armés. Un Français travaillant pour Banro avait été enlevé et libéré en mars 2017.

En mai de la même année, la compagnie avait suspendu ses activités dans la mine de Namoya (au Maniema) après une attaque meurtrière contre ses installations.

Les Maï-Maï sont des miliciens constitués sur une base communautaire et dont les actions vont de la défense des intérêts collectifs à la grande criminalité.

Avec AFP

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here