Vingt-six candidats ont été retenus ce mercredi pour le scrutin du 15 septembre prochain, sur les 97 candidatures présentées. On compte 24 hommes et deux femmes. Les candidats qui n’ont pas été retenus ont jusqu’au 31 août pour déposer un recours.
En Tunisie, l’instance chargée des élections, l’ISIE, a dévoilé ce mercredi les noms des candidats qui remplissent les conditions pour se présenter à la présidentielle. Au total, 26 candidats ont été retenus sur les 97 présentés, dont 24 hommes et deux femmes.

Aucune surprise dans cette liste si ce n’est l’absence du candidat LGBT Mounir Baatour, dont la candidature a été rejetée. En revanche, des noms attendus ont été retenus, tels que le fondateur de la chaîne de télévision Nessma TV Nabil Karoui, le Premier ministre Youssef Chahed, le vice-président du parti d’inspiration islamiste Ennahdha et président de l’Assemblée nationale Abdel Fatah Mourou, ou encore le ministre de la Défense, Abdelkarim Zbidi, l’un des favoris qui se présente comme indépendant.

Certains candidats n’ont pas récupéré suffisamment de parrainages. Il fallait avoir soit 10 000 signatures d’électeurs soit dix signatures de députés, soit 40 signatures de maires.

Certaines signatures n’ont par ailleurs pas été validées car l’ISIE a installé un mécanisme pour contrôler les doublons. Enfin, il fallait déposer une caution de 10 000 dinars, soit plus de 3 000 euros, ce que certains candidats n’ont pas fait.

Les candidats rejetés avaient déjà un délai de 48 heures avant aujourd’hui pour régulariser leur situation et après la publication de la liste préliminaire, ils auront quelques jours encore pour faire recours avant la publication de la liste définitive le 31 août prochain.

Pléthore de candidats indépendants

Le nombre et la diversité des personnalités qui ont déposé leur candidature – une situation similaire à ce qu’il s’était produit en 2014 – montrent en tout cas la vitalité démocratique du pays. Il y a dix ans encore, il était très difficile pour un rival politique du président Ben Ali de se présenter à la présidentielle.

Il y a cinq ans, on comptait 69 candidats au début du processus puis seulement 27 retenus dans la liste définitive. Cette année, on retrouve aussi une majorité de candidats indépendants qui se présentent face à des candidats de partis politiques, une tendance qui s’affirme depuis les élections municipales de 2018 où les indépendants avaient remporté beaucoup de mairies.

Grande différence cette année en revanche : pour l’instant, aucun candidat ne se démarque réellement, alors qu’en 2014, Beji Caïd Essebssi, le président défunt, rassemblait largement autour de lui. Les jeux seront plus serrés pour cette élection et, comme l’ont confié certains candidats, cela peut se jouer au détail près lors de la campagne électorale.

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