Une partie de la capitale camerounaise, Yaoundé, est plongée dans le noir depuis plus de deux semaines.

Cette situation est officiellement liée à une panne d‘électricité après l’incendie d’un important poste de contrôle de la ville le 07 août dernier. Ce poste, appelé “BRGM”, couvrait 28 % des besoins en électricité de la population de cette ville. Pour y remédier, les autorités procèdent à une distribution d‘électricité en alternance.

« Depuis 9 jours nous n’avons pas de courant, ils ont même parlé de rotation mais depuis lors nous n’avons rien. Nous sommes toujours dans l’obscurité et ça nous cause beaucoup de désagréments, les appareils sont débranchés et tout ce qu’on avait dans le congélateur est pourri », déplore Michel, un habitant des quartiers concernés.

Certains opérateurs ont recours aux groupes électrogènes pour poursuivre leurs activités comme Dagobert, un réparateur de téléphone. “On se bat seulement.Cela fait presque trois jours qu’on a réussi à avoir un groupe électrogène. Malgré cela, on perd des appareils, mon collègue-ci a perdu certains de ces appareils parce qu’on n’avait pas d’energie”, affirme-t-il.

Devant les inquiétudes de la population, le ministre de l’Energie Gaston Eloundou tente de rassurer.

« L’incendie a consumé 19 cellules de la salle des contrôles. Ces cellules étant parties, le poste est désormais hors-service. Donc à partir du poste BRGM de Melen, on approvisionne 28 % de la population. On a donc perdu cette salle de commande, mais si le transformateur reste actif, on ne peut pas approvisionner ces 28 % de la population. Mesure immédiate, on a demandé à ENEO de procéder à la reprise de toutes ses charges, donc de tous ces ménages à partir des postes comme celui de Ngousso, Nkolbisson (Ndlr, quartiers de Yaoundé) ».

Les autorités annoncent la poursuite des travaux de réparation pour rétablir l‘électricité dans les plus brefs délais. Mais pour l’instant, les habitants de Yaoundé attendent dans le noir.

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