Les États-Unis ont salué le nouveau gouvernement de la République démocratique du Congo enfin présenté lundi après sept mois de négociations qui ont nourri des attentes chez les Congolais en matière de sécurité, de lutte anti-corruption, de respect des droits de l’homme et d‘éducation.

“Nous sommes prêts à travailler avec le nouveau gouvernement pour faire avancer le partenariat privilégié U.S.- #RDC pour promouvoir la paix et la prospérité”, a tweeté l’ambassadeur américain à Kinshasa, Mike Hammer, première réaction diplomatique à l’annonce tant attendue de l’exécutif après sept mois de gestation.

L’ambassadeur américain ne manque jamais de soutenir le président Félix Tshisekedi, contraint de gouverner en coalition avec son prédécesseur Joseph Kabila, qui a gardé une vaste majorité au Parlement.

La coalition pro-Kabila Front commun pour le Congo (FCC), qui obtient la majorité des postes, a salué “le sens élevé du patriotisme des deux leaders de la coalition”, en demandant de “préserver les acquis de cette alternance, au premier chef la paix et la stabilité politique”.

La très influente église catholique a salué la présence de “beaucoup de nouvelles figures” dans ce nouveau gouvernement, estimant qu’il est permis de “croire qu’on va dans une direction nouvelle”, par la voix de son porte-parole l’abbé Donatien Nshole.

La même Conférence épiscopale avait émis des doutes sur l‘élection de Félix Tshisekedi à la proclamation des résultats en janvier dernier.

Attentes des Congolais, priorités du gouvernement
La presse de lundi s’est fait l‘écho des attentes des Congolais après l’ordonnance portant nomination de 66 membres du gouvernement (en plus du Premier ministre), dont une majorité de ministres pro-Kabila.

“En somme, avec l’avènement du gouvernement, l’exercice consiste à traduire en actes le credo le peuple d’abord“, avance le Forum des As.

Les nouveaux ministres doivent cesser “de gérer les cabinets ministériels comme leurs petits kraal (domaine) où ils ont la liberté de nommer femmes, enfants, cousins, cousines, comme si la République ne se limitait qu‘à leur famille, leur clan, leur patelin”, prévient Le Potentiel.

“La priorité du nouveau gouvernement doit être l’imposition de la sécurité dans l’Est du pays parce que d’importants fonds publics sont engloutis sans résultat palpable”, a réagi Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine des droits de l’homme (Asadho).

“Éradiquer l’insécurité et la maladie à virus Ebola doivent être des priorités, ainsi que la détermination des stratégies de lutte contre la corruption”, a estimé pour sa part Georges Kapiamba de l’ONG Association pour l’accès à la justice (Acaj).

Les Congolais attendent également que le président de la République et son équipe concrétisent une promesse qui sera évaluée dès la semaine prochaine : la gratuité de l‘éducation primaire dans les écoles publiques pour la prochaine rentrée du 2 septembre.

Avec AFP

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