Plus de six mois après les élections générales, la justice nigériane a validé mercredi l‘élection à la présidence de Muhammadu Buhari pour un second mandat, un résultat que contestait l’opposition.

“La pétition (demandant l’annulation des résultats de la présidentielle) a été entièrement rejetée”, a déclaré le juge Mohammed Garba à Abuja, ajoutant que les plaignants n’avaient pas réuni assez de preuves pour étayer leurs accusations de défaillances du système électronique.

Muhammadu Buhari, le candidat du Congrès de tous les Progressistes (APC) a été déclaré vainqueur de la présidentielle de février, avec 56% des voix contre 41% pour son principal opposant, Atiku Abubakar, du Parti Populaire Démocratique (PDP).

Le candidat malheureux avait dénoncé une “parodie d‘élection”, entachée selon lui de nombreuses irrégularités et tricheries.

L’opposition avait déposé en mars une requête pour faire annuler les résultats, mais cette dernière décision de justice était attendue et n’est une surprise pour personne au Nigeria. Le gouvernement de Buhari a déjà été formé et est entré en fonction le mois dernier.

Problèmes “graves” dans l’organisation du vote
Atiku Abubakar n‘était d’ailleurs pas présent à la Cour de Justice, et était représenté par le président du PDP, Uche Secondus.

Les observateurs locaux et ceux de l’Union européenne avaient souligné des problèmes “graves” dans l’organisation du vote (retards à l’ouverture des bureaux, intimidations d‘électeurs, destruction de matériel électoral), et dénombré au moins 53 morts dans des violences électorales.

En 2015, Muhammadu Buhari avait remporté le scrutin face au président sortant Goodluck Jonathan, devenant le premier candidat de l’opposition à arriver au pouvoir depuis la fin, en 1999, des dictatures militaires.

AFP

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