Le premier match de championnat féminin de football de l’histoire du Soudan a eu lieu lundi au stade de Khartoum. Il est le fruit d’un effort de libéralisation du pays depuis le départ de l’ex-président Omar el-Béchir.

En pleine transition politique après la chute de l’ancien président Omar el-Béchir, le Soudan a autorisé lundi 30 septembre, la tenue du premier match de championnat de sa ligue féminine de football au stade de Khartoum. Jusqu’ici le pays était loin d’être un pionnier du continent en matière d’égalité hommes-femmes dans le football, notamment en raison de l’application de la charia (loi islamique) depuis 1983.

La rencontre a opposé les clubs de Tahadi et de Difaa dans l’enceinte du stade de la capitale. « C’est une rencontre historique, pas seulement pour le sport féminin mais pour le Soudan tout entier », a déclaré la ministre des Sports Wala Essam, qui était présente aux côtés de diplomates soudanais et étrangers.

« Maintenant je peux jouer sur ma terre natale »

Après le match, les joueuses ont laissé exploser leur joie, affirmant que ce moment aurait été inimaginable un an auparavant. « Avant la révolution au Soudan, mon plan était d’aller à l’étranger pour jouer, mais maintenant je peux jouer sur ma terre natale », explique Asma Abubakr, vêtue du maillot vert de l’équipe de Tahadi.

D’autres mesures de libéralisation de la société soudanaises sont attendues depuis le départ d’Omar el-Béchir, notamment en matière de liberté d’expression, d’égalité femmes-hommes mais aussi dans le sport et les arts.

Avec AFP

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