« Les lauréats de cette année ont transformé nos idées sur le cosmos », note l’Académie royale suédoise des sciences chargé de décerner le prix NObel de physique. Et cette année, ils sont trois. Le Canado-Américain James Peebles pour son travail sur le cosmos et ses milliards de galaxies et les Suisses Michel Mayor et Didier Queloz, de l’Observatoire de Genève, pour leur découverte en 1995 de la première exoplanète en orbite autour d’une autre étoile que le Soleil.

Le Canadien James Peebles est récompensé pour avoir prédit avec succès l’existence de ce qu’on appelle le fonds diffus cosmologique. Il s’agit de la première lumière émise dans l’univers. Il y a plus de 14 milliards d’années, c’est le big bang, le début de l’expansion de l’univers. La température est infernale, les particules sont toutes collées les unes aux autres et les photons, les grains de lumières en sont prisonniers. Avec le temps, l’univers se refroidit, il se dilue et 400 000 ans après le big bang, la lumière se fraie un passage, elle est libérée.

Dans les années 60, on se disait qu’il devait rester une trace de ce premier flash lumineux, c’est le fonds diffus cosmologique que James Peebles a contribué à théoriser. Depuis, on l’a observé, notamment avec la mission Planck de l’agence spatiale européenne en 2013, résultats qui ont donné raison aux prédictions de Peebles.

Michel Mayor et Didier Queloz sont eux récompensés pour une découverte plus « proche » de nous : la première planète orbitant une autre étoile que le Soleil, une exoplanète. C’était en 1995. Dimidium, c’est son surnom tourne autour de 51 Pegasi, à 51 années lumières de nous, 510 mille milliards de kilomètres. Une découverte qui en a annoncé beaucoup d’autres puisque 24 ans plus tard, ce sont plus de 4 000 de ces autres mondes qui ont été dénichés.

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