Au Zimbabwe, les médecins en grève n’entendent pas reprendre le travail malgré les menaces du gouvernement. Ils veulent à tout prix l’augmentation de leurs salaires.

C’est le deuxième mois de grève dans le secteur de la santé au Zimbabwe. Les hommes en blouse blanche réclament l’augmentation de leurs rémunérations dont certains sont jusqu’ici payés en déça de 100 dollars.

Payés en dollar zimbabwéen, ils estiment que leur rémunération a perdu une valeur de 1500 % en raison de l’inflation en cours dans le pays.

Mais pas de quoi persuader le gouvernement, à telle enseigne que les négociations entre la ZHDA et le gouvernement semblent aujourd’hui au point mort. Au point de se trouver dans l’impasse.

À plus forte raison le ministre de la Santé ministre de la Santé, Obadiah Moyo après les avoir exhortés à regagner leurs postes, a menacé de sanctionner quiconque ne déférerait pas à cet ordre.

Or, ventre affamé n’a pas peur de menaces d’où quelles viennent. La ZHDA a promis de poursuivre sa grève. Tant les conditions des médecins sont difficiles.

« Des vies sont en train d‘être perdues et il est nécessaire de mobiliser d’urgence des ressources pour revaloriser les salaires de médecins évoluant dans le secteur public », déclare l’Association des médecins du Zimbabwe (ZHDA) dans un communiqué rendu public lundi.

Reste à savoir quelle réponse donnera Harare à ce qui s’apparente à une défiance à l‘égard du gouvernement.

Le mois dernier, la police a tenté d’empêcher les médecins de se rendre au Parlement, jusqu‘à ce qu’un tribunal autorise la manifestation.

Peter Magombeyi, dirigeant du syndicat des médecins, a été enlevé le mois dernier par des agents présumés de l‘État. Il n’a été libéré que cinq jours plus tard, à la suite de pressions exercées par ses collègues.

Avec africanews

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