Quelque 3 500 supportrices doivent assister ce jeudi 10 octobre au match de qualification pour le Mondial-2022 face au Cambodge. Une première en Iran depuis près de quarante ans.

C’est un événement sans précédent depuis la révolution islamique de 1979. Il intervient après la mort tragique, en septembre dernier, d’une jeune Iranienne, Sahar Khodayari, qui s’est immolée par le feu après avoir cru qu’elle était condamnée à de la prison ferme pour avoir tenté d’entrer dans un stade.

Cette ouverture intervient aussi après les pressions de la Fifa qui a menacé de boycotter l’équipe iranienne si les femmes n’étaient pas autorisées à aller aux stades pour assister aux matchs de football.

Pour Hediyeh, une jeune iranienne de 36 ans, cette ouverture est un signe positif : « J’ai un très bon sentiment. J’ai le sentiment qu’une partie de la société a réussi à faire aboutir son combat pour atteindre ce droit naturel. Mais d’un autre côté, j’ai un mauvais sentiment, car c’est comme si quelqu’un devait mourir pour qu’on obtienne ce droit. Et aussi, j’ai un mauvais sentiment, car il y a une peur que les billets réservés aux femmes soient terminés. »

Ces dernières années, des jeunes filles se sont déguisées en garçons pour aller au stade. Plusieurs d’entre elles ont été arrêtées. Les ultras conservateurs s’opposent toujours à la présence des femmes dans les stades de football, mais le gouvernement du président Hassan Rohani a réussi à ouvrir une brèche en autorisant plusieurs milliers de femmes d’aller assister aux matchs.

Avec rfi

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