Ils seraient plus de 160 soldats à avoir quitté l’armée de la République autoproclamée du Somaliland pour rejoindre le Puntland, une région semi-autonome du nord-est de la Somalie.

L’information, rapportée par la Radio Risala, une radio privée somalienne, fait la joie des autorités du Puntland qui assurent avoir recueilli des témoignages de ces soldats qui se plaignaient des mauvais traitements que leur infligeaient les autorités du Somaliland.

“Les forces que vous voyez ici aujourd’hui sont les mêmes que celles qui ont été présentées aux médias à Arraweyn en juin 2007 alors qu’elles rejoignaient l’armée du Somaliland. Aujourd’hui, en février 2018, nous rejoignons l‘État de Puntland en Somalie. Nous avons retiré notre allégeance au Somaliland. Nous avons maintenant rejoint le Puntland”, a relayé la chaîne, citant un soldat démissionnaire.

Pourtant, jusque-là, aucune information officielle ou indépendante n’a confirmé la défection des soldats. Il ne faut toutefois pas oublier le contexte qui a précédé cette annonce des autorités du Puntland, engagées dans un différend frontalier de longue date avec le frère ennemi du Somaliland.

Alors que ces deux régions revendiquent les zones frontalières de Sool et Sanaag, de violents combats ont éclaté le mois dernier pour le contrôle du village de Tukaraq, dans la région de Sool. Si le Somaliland a remporté la bataille, le Puntland a promis une nouvelle riposte.

En 1991, le Somaliland a déclaré de façon unilatérale son indépendance de la Somalie, mais peine encore à obtenir une reconnaissance internationale en tant qu‘État souverain. À l’inverse, le Puntland fait toujours partie de la Somalie. Bien que ses chefs se soient déclarés autonomes en 1998, la région ne revendique pas l’indépendance vis-à-vis de la Somalie.

avec africanews

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