Huit pays africains au total seront représentés au Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang. Une participation africaine inédite dans toute l’histoire de ces Jeux.

Vendredi, les 23e Jeux olympiques d’hiver s’ouvrent à Pyeongchang, la capitale de la Corée du Sud. Au-delà des implications politiques et diplomatiques que revêtent ces jeux, un fait majeur pour le sport africain : en plus d’un demi-siècle d’existence, il y aura plus de drapeaux africains à la cérémonie d’ouverture que jamais auparavant.

Depuis 1960, date de la première participation africaine où l’Afrique du Sud, encore sous le régime de l’apartheid à l‘époque, a envoyé une équipe exclusivement blanche, un total de treize pays africains ont été représentés au Jeux d’hiver, avec au moins un pays participant, chaque année depuis 1984.

Mais cette année, ce sont huit nations africaines au total qui seront réunies à Pyeongchang, avec les débuts remarqués de l’Erythrée et du Nigeria qui seront aux côtés du Kenya, du Maroc, du Ghana, de Madagascar, de l’Afrique du Sud et du Togo.

Une fierté pour le continent qui n‘éclipse cependant pas les difficultés auxquelles les athlètes africains, notamment subsahariens, ont fait ou feront face. En premier lieu, les températures glaciales des pays qui abritent ces jeux, aux antipodes de celles rencontrées en Afrique subsaharienne. Conséquences, la majorité des athlètes représentant le continent sont nés ou ont été formés hors de l’Afrique.

Une année de grandes premières

Autre difficulté, le manque de financement. Le cas de l‘équipe nigériane de bobsleigh est le plus patent. Les trois jeunes dames qui composent cette équipe, ont dû lever une collecte de fonds pour payer leurs séances d’entraînement et leurs équipements.

Avant elles, des sportifs africains ont dû faire face aux mêmes obstacles. En 1984, le Sénégalais Lamine Guèye, le premier Africain noir à participer aux Jeux olympiques d’hiver, a créé la fédération sénégalaise de ski et, plus récemment, Robel Teklemariam a créé la fédération éthiopienne de ski avant de faire ses débuts aux JO d’hiver 2006.

Si de telles barrières se posent, c’est peut-être parce que l’Afrique n’a toujours pas trouvé d’intérêt à consentir des efforts pour une compétition qu’elle n’accueillera peut-être jamais. Avec des sports quasi-absents sur un continent dévoué au football, au basket, ou autres handball et athlétisme.

Mais à Pyeongchang, l’enthousiasme ne s’est guère estompé, surtout que ce sera l‘édition des grandes premières pour plusieurs sportifs. Akwasi Frimpong deviendra ainsi le premier Ghanéen à participer au Skeleton tandis que Sabrina Simader et Mialitiana Clerc deviendront les premières femmes à représenter respectivement le Kenya et Madagascar. L‘équipe de bobsleigh du Nigeria deviendra également la première Africaine à participer à ce sport aux jeux.

Toutefois, un défi plus grand les attends. Celui de rapporter une médaille à leur pays.

Africanews

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here