Le kiswahili devriendra alors la première langue africaine à être au programme scolaire en Afrique du Sud, au côté du français, de l’allemand et du mandarin, les langues étrangères déjà proposées dans les écoles en tant que langues facultatives.

Pour les autorités sud-africaines, le kiswahili étant la troisième langue la plus parlée en Afrique après l’anglais et l’arabe, elle a l’avantage de rassembler les Africains. “C’est aussi l’une des langues officielles de l’Union africaine. Nous sommes convaincus que l’enseignement du kiswahili dans les écoles sud-africaines contribuera à promouvoir la cohésion sociale avec nos concitoyens africains”, a ajouté la ministre Motshekga.

En sus de ces arguments, c’est aussi un clin d’oeil au leader de l’opposition radicale en Afrique du Sud. Le mois dernier, Julius Malema s’est, en effet, lancé dans un plaidoyer en faveur de l’unité africaine pour la “décolonisation” totale du continent. Il avait de fait préconisé l’usage du kiswahili comme langue officielle de l’Afrique.

Depuis son arrivée au pouvoir, l’administration du président Cyril Ramaphosa semble chercher les faveurs de l’ancien leader des jeunes de l’ANC – le parti au pouvoir. La réforme agraire actuellement en discussion dans le pays, est également une proposition de Julius Malema pour réparer les “injustices” du passé colonial.

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