En France, l’ex-collaborateur du chef de l’Etat mis en examen pour violences en réunion pour avoir frappé un manifestant le 1er mai dernier à Paris, a soufflé le chaud et le froid ces derniers jours, apprend-on.

Selon Rfi.fr, dans un premier temps, Alexandre Benalla a assuré qu’il ne se rendrait pas devant la commission d’enquête parlementaire du Sénat avant de se raviser et d’admettre qu’il était contraint de s’y rendre.

Il est donc convoqué ce 19 septembre à 8h30, avec deux autres responsables, devant les sénateurs qui attendent des réponses sur son rôle dans la protection du président. Avant même qu’elle n’ait eu lieu, cette audition d’Alexandre Benalla devant le Sénat ce 19 septembre a pris un tour politique, suscitant de vives réactions au plus haut sommet de l’Etat.

Christophe Castaner, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, également patron de la République en marche (LREM), a ainsi dénoncé une commission d’enquête qui voudrait s’arroger un pouvoir de destitution du président. Nicole Belloubet a dénoncé de son côté « l’instrumentalisation d’une dérive personnelle ».

La ministre de la Justice a aussi adressé une mise en garde aux sénateurs. «  Il ne doit pas y avoir d’interférences entre une commission d’enquête parlementaire et une information judiciaire, déclare la garde des Sceaux. Pourquoi ? Au nom de la séparation des pouvoirs et parce que la garantie des droits pour la personne qui est en cause, n’est pas la même devant le Parlement et devant l’institution judiciaire ».

Les sénateurs se défendent de toute dérive. Son président, Philippe Bas, n’a de cesse de répéter que la commission d’enquête n’interfère en rien avec la justice. C’est une situation banale, ajoute son corapporteur, le sénateur du Loiret Jean-Pierre Sueur.

« Je constate qu’il y a sans doute un peu de fébrilité, mais cela n’a pas lieu d’être puisque nous ne sommes pas des juges, nous ne décidons pas de sanctions, nous faisons notre travail, explique-t-il. Une commission d’enquête parlementaire, c’est quelque chose où l’on doit chercher la vérité, chercher les dysfonctionnements et proposer des préconisations pour y remédier. Nous sommes extrêmement respectueux de l’indépendance de la Justice et de la procédure en cours. Nous n’avons pas à recevoir ni d’injonctions, ni d’admonestations de la part des représentants du pouvoir exécutif ».

Avec Rfi.fr

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