Plus de 200 personnes ont été arrêtées mardi 2 octobre en Turquie, dans le cadre d’une enquête sur des transferts illicites d’argent sur des comptes aux Etats-Unis appartenant pour la plupart à des Iraniens, selon les médias officiels. Au total, 417 mandats d’arrêt ont été émis par la justice turque et 216 personnes ont d’ores et déjà été interpellées dans 40 provinces.

C’est une opération de police massive, pilotée depuis Istanbul, mais qui vise plus de 400 personnes dans près de la moitié des provinces de Turquie. Selon les médias locaux, les suspects seraient accusés d’avoir transféré vers des comptes à l’étranger – et en toute illégalité – pour l’équivalent de 2,5 milliards de livres turques, soit 419 millions de dollars au cours actuel. La plupart de ces comptes seraient situés aux Etats-Unis et seraient détenus par des ressortissants iraniens.

Les personnes visées par le coup de filet sont accusées d’avoir, via des intermédiaires ou des transferts bancaires réguliers, fait sortir de Turquie de grosses sommes d’argent depuis début 2017 et d’avoir touché, en retour, d’importantes commissions. En clair, elles sont soupçonnées de blanchiment d’argent. Le parquet d’Istanbul, qui dirige l’enquête, leur reproche d’avoir « pris pour cible la sécurité économique et financière de la République de Turquie ».

Pour les autorités, aux prises depuis plusieurs mois avec une crise monétaire, il s’agit d’afficher leur fermeté face aux spéculateurs. Dans un discours au Parlement lundi, le président Recep Tayyip Erdogan accusait ses ennemis de chercher à provoquer un « effondrement économique ».

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