La Nigériane Obiageli Ezekwesili, figure du mouvement “BringBackOurGirls” créé pour soutenir les lycéennes de Chibok enlevées par Boko Haram en 2014, a annoncé dimanche qu’elle se présenterait à l‘élection présidentielle de février 2019.

“Je veux concourir et remporter l‘élection présidentielle de 2019 pour servir et mettre les citoyens au premier plan en prenant des mesures décisives (…) afin de bâtir une nation exceptionnelle”, a-t-elle écrit dans un communiqué.

Selon Africanews, elle a justifié son ambition présidentielle par son “inquiétude pour l’avenir du Nigeria”, évoquant notamment “la peine de vivre dans un pays où la valeur de la vie tend à disparaître”, “la tristesse d‘être connue comme la capitale mondiale de la pauvreté avec 87 millions de Nigérians extrêmement pauvres”, et “l’angoisse de l’augmentation du nombre d’enfants non scolarisés”…

Mme Ezekwesili n’a pas précisé avec quelle formation politique elle comptait concrétiser sa candidature à la présidence.

A 55 ans, elle a été ministre des Mines et de l’Education entre 2000 et 2007 dans son pays, avant d’occuper le poste de vice-présidente pour l’Afrique à la Banque mondiale.

Cofondatrice de l’ONG Transparency International, elle était également en lice pour le prix Nobel de la Paix 2018, pour son engagement en faveur de la lutte contre la corruption.

Au Nigeria, elle est surtout connue pour avoir créé le mouvement “BringBackOurGirls” (Ramenez nos filles) qui avait alerté le monde entier sur l’enlèvement de plus de 200 jeunes filles en avril 2014 par le groupe jihadiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria.

Comptable de profession et proche de l’ancien président Olusegun Obasanjo, l’ancienne ministre est très critique de la gouvernance Buhari, qui représentera le parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC) à la présidentielle de février 2019, espérant briguer un second mandat.

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