Le Cameroun dans l’attente des résultats de la présidentielle de dimanche. Pendant ce temps, opposition et gouvernement ont du mal à accorder leurs violons sur la publication des premières tendances.

L’un des principaux candidats de l’opposition, Joshua Osih du SDF (Social Democratic Front) a, en effet, appelé ses partisans à assister au dépouillement des résultats et à les consigner sur une application créée en amont du vote, dénommée “Protect my vote”. L’application mobile est depuis utilisée par certains de ses partisans pour relayer des résultats provisoires.

Une initiative à laquelle s’oppose le gouvernement camerounais, au regard de la Constitution du pays. Selon la loi fondamentale du pays, seul le Conseil constitutionnel est autorisé à annoncer les résultats officiels de la présidentielle. Même la Commission électorale n’est pas habilitée à donner les résultats provisoires.

“Personne n’a le droit de se substituer à cette autorité juridictionnelle”, a déclaré aux journalistes le ministre camerounais de l’Administration territoriale, M. Atanga Nji. “Toute contestation du verdict du scrutin en dehors des voies légales ne sera pas tolérée”, a-t-il ajouté.

Cas de “fraude”

Depuis la fin du vote, les partisans des candidats ou membres de la société civile qui ont assisté au dépouillement des voix s’attellent à donner les résultats de leurs bureaux de vote. Cela ne saurait toutefois constituer des tendances vu que la compilation est hasardeuse et le pourcentage du dépouillement n’est pas connu.

Quelque 6,6 millions de Camerounais étaient invités à désigner leur futur président de la République ce dimanche, dans environ 25 054 bureaux de vote, à l’intérieur du Cameroun et dans la diaspora. Dans l’ensemble, le vote s’est déroulé de façon paisible, hormis dans les deux régions anglophones en crise où des sécessionnistes tentant de perturber le scrutin ont été abattus par les forces de défense.

Certains candidats, dont le benjamin de l‘élection, Cabral Libii et le leader du MRC, Maurice Kamto, ont par ailleurs dénoncé des cas de fraude.

Huit candidats, dont le chef de l’Etat Paul Biya qui brigue un septième mandat consécutif, sont en course dans cette élection. Les résultats devraient être disponibles dans un délai maximum de 15 jours après l‘élection, selon la Constitution.

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