Des sentiments d’indignation, de tristesse, de concertation et de révolte ont animé beaucoup de Sénégalais ce week-end, suite aux meurtres de deux femmes. L’un s’est passé dans la région de Tambacounda où une fille de 23 ans a été retrouvée tuée et « violée ». L’autre a eu lieu dans la région de Dakar, plus particulièrement à Ouakam. Dans ce quartier traditionnel lébou, le corps nu d’une femme a été retrouvé au marché.

Des crimes ignobles condamnés à travers le pays qui n’était pas habitué à vivre ces genres de scènes. Dans les médias et à travers les réseaux, les populations appellent l’Etat à prendre ses responsabilités pour mettre fin à ces pratiques barbares. Certains proposent même la peine de mort comme moyen de dissuasion  pour barrer la route à ces violeurs doublés d’assassins.

En tout état de cause, il appartient aux gouvernants de prendre leur responsabilité. Le droit des femmes à vivre à l’abri de la violence est défendu par des accords internationaux tels que la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), tout particulièrement par le biais des Recommandations générales 12 et 19, et par la Déclaration des Nations Unies sur l’élimination de la violence contre les femmes de 1993.

Des mesures peuvent être prises immédiatement en durcissant les lois contre la violence domestique, les agressions sexuelles et les autres formes de violence. Ensuite, sur le long terme, l’Etat doit engager un travail sérieux pour trouver des solutions durables vivant à protéger les femmes de toutes formes de violence.

On estime qu’environ 87.000 femmes dans le monde ont été intentionnellement tuées en 2017, dont plus de la moitié (58%) par leur conjoint ou des membres de leur famille. Cela signifie que chaque jour en moyenne dans le monde, 137 femmes sont tuées par un proche, dont plus d’un tiers (environ 30.000 au total) par un conjoint ou ex-conjoint.

Plus jamais ça !

Fallou Fall pour vonews.net

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