Le Premier ministre éthiopien tente une médiation au Soudan. Abiy Ahmed est arrivé ce vendredi matin 7 juin à Khartoum pour une visite d’une journée. Il a rencontré le chef de la junte et des représentants de l’opposition civile. Quatre jours après le bain de sang perpétré par les paramilitaires contre le sit-in, le cœur de la révolution, à Khartoum, la tâche d’Abiy Ahmed n’est pas des plus aisées.

Abiy Ahmed a été accueilli par le porte-parole du Conseil militaire de transition, le général Shams-Eddin Kabashi, avant de rencontrer le chef de la junte lui-même.

C’est la seconde fois, que le Premier ministre éthiopien vient à Khartoum pour s’entretenir Abdel Fatah al Burhan. Sauf qu’entre-temps, un massacre a eu lieu.
Pour l’instant, peu de choses ont filtré de leurs échanges. Pour les photographes, les deux hommes ont posé tout sourire en se serrant la main.

Le chercheur Rashid Abdi note que dans les images officielles, on ne voit jamais Hemeti, le chef de la milice paramilitaire FSR accusé d’avoir perpétré le bain de sang de lundi 3 juin. Pour le chercheur, c’est peut-être un détail important : « ça rend crédibles les informations selon lesquelles on essaierait de l’écarter du CMT ». Selon Addis-Abeba, le chef des putschistes a reconnu l’Éthiopie comme un allié proche, et a demandé au Premier ministre de partager ses conseils.

Abiy Ahmed a ensuite rencontré l’autre camp. Il a organisé une table ronde entre sa délégation et des représentants de l’Alliance civile.

Sans être très précis, le chef du gouvernement éthiopien a demandé aux parties de faire preuve de courage, de responsabilité en prenant des actions « rapides » en faveur d’une transition démocratique et consensuelle.

Mais avec le massacre du sit-in, la confiance est brisée. Rapprocher les positions s’annonce difficile. Selon une bonne source, l’ALC aurait même refusé de rencontrer Abiy Ahmed dans l’enceinte du palais présidentiel, le siège du pouvoir des putschistes.

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